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Artist
Quoi de commun entre Throbbing Gristle et Ennio Morricone, Rioji Ikeda et Belle & Sebastian, Morton Feldman et les Rolling Stones, Astor Piazzolla et Simon Fisher-Turner ? Ils sont tous présents, dans l’esprit ou dans la lettre, sur cet Yrieix E.P., nouvel album du plasticien et “ compositeur ” Rainier Lericolais. Les amateurs d’arts plastiques ont pu découvrir Rainier Lericolais et son travail (sculptures, installations, dessins, peintures, photographies…) à la FIAC ou dans les pages de l’hebdomadaire Aden. Quant aux fans de musique électronique, ils ont pu se familiariser avec son univers sonore au fil de plusieurs disques et d’iconoclastes interventions live. Tous, en tout cas, et bien d’autres encore on l’espère, risquent bel et bien de succomber à la puissance d’évocation de ce nouveau disque. Un disque fort et dense, au sujet duquel on emploierait volontiers l’expression de “ coup de maître ” si la notion de “ maître ” n’était pas l’une de celles que Rainier Lericolais n’a justement cessé de remettre en question dans ses recherches créatives. En effet, comme il le soulignait dans les pages d’Octopus, sa musique est le fait d’un non-instrumentiste, de “ quelqu'un qui ne fait pas que de la musique ” ; plutôt d’un artiste qui, à l’instar d’un Carsten Nicolai, chercherait à entremêler étroitement son propos visuel et sonore, s’attachant avant tout à la dimension plastique du son : “ Le son est pour moi, avant tout, un dessin. ” Pour composer ses morceaux, Rainier a recours