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Artist
Avec de nouveaux textes au bout des lèvres, Karin Clercq surprend son monde pour filer vers les grands espaces, six cordes en bandoulière, avec la complicité du réalisateur français Thomas Semence. Elle fixe de son regard perçant nos travers (Alcool), nos égarements (on veut toujours ce qu’on n’a pas), nos habitudes, bonnes (Kermesse) ou moins bonnes (Petits mensonges), de trentenaires plus ou moins enracinés. Pour soutenir un propos servi par des textes écrits à couteaux tirés, il fallait voyager léger, afin de donner plus de mobilité à ses narrations ciselées. Karin Clercq les couronne d’une humeur pop californienne, de folk itinérant, up beat : les guitares, omniprésentes, dialoguent en contrepoints, émaillées de bidouilles synthétiques qui sont autant de bornes jalonnant ce road-movie où Karin se joue de nos sottises, se grise d’une musique gorgée de soleil, d’est en ouest. Ces chansons se glissent dans les oreilles, la poche ou le baluchon… sans pour jamais se donner des grands airs. Juste de l’air, tout simplement. « Femme X » (PIAS), le premier album de Karin Clercq est sorti au printemps 2002 en Belgique, en France et en Suisse. Album mosaïque où treize morceaux se fondaient en autant de portraits de femmes anonymes et pourtant si proches. Simples et percutants, les mots doux-amers de Karin Clercq étaient portés par les compositions de Guillaume Jouan alliant guitares électriques, accents bruitistes esquisses électroniques. Rapidement, les singles « Ne pas » et « Les