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Artist
Alan Corbel est avant tout un être qui aime à écouter les autres : les écouter pour les comprendre, les comprendre à tel point qu'ils lui donneront envie. "Chacun des défis que je me suis lancé a été motivé par une rencontre avec quelqu'un". Son parcours est peu commun : tombé en amour pour la musique classique (sonates pour violons et violoncelles de Beethoven, Prokoviev...) à l'adolescence, il s'intéresse bien plus à la façon des instruments qu'à leur pratique. C'est donc très logiquement que cet ancien matheux décidera quelques années plus tard "d'enfin se servir de ses mains", en apprenant le métier de luthier, en Angleterre. Subsiste néanmoins un léger complexe vis-à-vis des virtuoses, dont la technicité, qui à ses yeux lui fait défaut, ne masque pas toujours, pour autant, le manque de créativité. C'est sans doute pourquoi, quand on lui demande quelles attaques l'atteindraient, Alan répond que c'est "le manque d'originalité" qui lui fait le plus peur. "Quand on compare ma musique à celle de Jeff Buckley, d'Elliott Smith ou de Patrick Watson, bien sûr que ça me flatte, et que ça me met la pression ! Mais j'avoue que j'aimerais surtout me démarquer par ma touche personnelle." Alan Corbel est d'ailleurs un touche-à-tout qui ne reste jamais en place. Non content de changer régulièrement de lieu de vie, il a exercé divers métiers : cuisinier, assistant-décorateur, serveur, luthier... "En dehors de la musique, je suis incapable de me sédentariser. Cette liberté est à double-tr